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L'île du sacrifice, le nouveau polar suédois

25 mars 2014

« ...Quand les malheurs arrivent, ils ne viennent pas en éclaireurs solitaires, mais en bataillons » W. Shakespeare

La nouvelle enquête menée par l’inspecteur Fredrik Broman vire au cauchemar.
Pourquoi s’est-il jeté de la falaise ? Transporté à l’hôpital par hélicoptère, ses jours sont en danger.

Quelques semaines plus tôt sur l’île suédoise de Gotland, deux cadavres sont retrouvés dans une ferme baignant dans leur sang : une femme poignardée dans la poitrine et allongée à côté d’un homme à moitié décapité, lacéré et méconnaissable. Le propriétaire des lieux, Arvid Traneus, vient juste de rentrer du Japon après plusieurs années passé à travailler pour une grande société. Au début de l’affaire, Fredrik Broman pense qu’il s’agit de l’homme assassiné puisque la femme retrouvée morte n’est autre que son épouse Kristina.

Lorsque toutes les preuves révèlent une certaine vérité, les événements prennent une tournure totalement différente. Même le présumé meurtrier disparaît sans laisser de traces. Fredrik Broman et son équipe feront tout leur possible pour résoudre ces meurtres d’une violence atroce. Mais le tueur n’a pas du tout l’intention de s’arrêter là…

Extrait du polar L'île du sacrifice

Il était seul dans le noir. Il sentait le froid et l’humidité sur son visage, et les pierres dures contre son dos, alors qu’il était recroquevillé contre le mur. Pas une lumière, rien, seulement le vent et la pluie qui frappaient le toit, fouettaient le mur en briques avec violence. Si le sac de couchage dans lequel il s’était glissé ne pouvait pas le protéger de l’humidité et du froid, il ne tiendrait plus longtemps. Il renversa la tête sur les pierres rudes et ferma les yeux. Il pouvait tout aussi bien rester les yeux fermés. Il n’y avait rien à voir. Il était aveugle lorsqu’il ouvrait les yeux. Il les ferma et essaya de se tourner vers l’intérieur de lui-même, de sentir sa poitrine se soulever, de ne s’occuper de rien d’autre que de sa propre respiration.
Au moment où il commençait à penser que cela fonctionnait et à ressentir une sorte de soulagement, il eut la nette impression que quelqu’un était penché au- dessus de lui. Il ouvrit les yeux tout à coup, et vit encore moins. La nuit était plus noire, plus dense, mais la silhouette dans sa tête était encore plus présente. Il vit quelque chose de noir dans le noir. Une silhouette sans visage, peut- être, mais il sentait un regard posé sur lui, des yeux remplis de larmes, non, des yeux qui saignaient, un liquide rouge et épais qui s’écoulait d’orbites rouges, elles aussi.

A lire du même auteur Hakan Ostlundh, le polar "Meurtres à Gotland" dans la collection Prisma Noir.

http://www.prisma-noir.com/

L'auteur
Hakan Ostlundh

Håkan Östlundh est né en 1962 et a grandi à Stockholm, où il vit encore aujourd’hui. S’il a commencé dès les années 1980 à écrire, il a surtout été journaliste pour Dagens Nyheter, un grand quotidien suédois. Il a également  beaucoup écrit pour la télévision jusqu’à la publication de son premier thriller.