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J'avais 20 ans en Indochine

26 février 2014

De Belleville à Diên Biên Phu, itinéraire d'un enfant des faubourgs.

"À tous les gamins qui reposent dans la jungle ou les rizières (…) et à Pierre Schoendoerffer".


Nous sommes le vendredi 7 Mai 1954 à Diên Biên Phu, village d’Indochine, aux confins du Tonkin et du Cambodge, où le haut commandement français a implanté un camp retranché pour y vaincre l’armée populaire de libération du Viet Nam. A la fin de cette journée, le drapeau blanc est amené sur le dernier point d’appui tenu par les Français. Une armée de paysans a vaincu une armée professionnelle européenne, c’est le commencement de la fin pour les colonies françaises, car l’Algérie va s’embraser quelques mois plus tard.

Le 8 mai au matin, les 11 000 prisonniers de ce Stalingrad français s’éloignent du camp retranché, escortés par leur adversaire vers les camps de prisonniers aux conditions effroyables. Parmi eux, Claude Maurent, tout juste 20  ans, un gavroche né de père inconnu et dont la mère a été tuée par les Allemands en mai 1940.

Né en 1934, le jeune Claude a  poussé comme du chiendent entre les pavés de Belleville et de la Villette, les quartiers les plus misérables de Paris à cette époque. Son seul souci, c’est SURVIVRE, ce qu’il réussira grâce à la force d’un caractère forgé par les coups qu’il a dû encaisser.
Entre Belleville et l’Indochine, il a vécu une existence de petit voyou de la zone : vols, cambriolages,  orphelinats, maisons de redressement, incarcération à Fresnes, et puis le choix, à 18 ans, entre la prison ou l’armée. Pendant cette trajectoire peu banale, il a aussi rencontré le roi de Suède, échappé au bagne pour enfants grâce à un « ange gardien » qui lui a toujours tenu la main et qu’il retrouve en Indochine.

  • Un récit tambour battant, un  témoignage captivant et fertile en rebondissements
  • En vente en librairie et e-book le 20 mars 2014.